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Date de création : 03.01.2013
Dernière mise à jour : 04.02.2017
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DIALOGUE 15 La naissance

Publié le 21/04/2013 à 20:00 par sagesse77 Tags : background pouvoir vie monde homme chez fond mort mode nature enfant extra pensée pensées

Que contient l'idée d'être "né" ou de "naissance" ?

C'est le sujet le plus fondamental de la réflection philosophique à traîter: celui de la "naissance", soit" d'être né" un jour, et d'en faire un point de référence, déterminant et de départ pour une vraie métaphysique de la Vie. On verra même que le Christianisme, et donc le milieu qui a baigné notre civilisation, gravite autour de cette" idée", en affirmant qu'un homme est "né" d'une façon si spéciale, qu'il puisse être appelé ainsi "Fils de Dieu". Tout au moins, c'est ce que les théologiens en ont retiré, et toujours affirmé: on en retiendra qu'un homme "particulier" et "unique" est apparu dans le temps, et à influencer par voie de conséquence une partie de la planète. Cette croyance d'exception, qu'un être humain soit le fruit d'une naissance "virginale", disons différente des autres humains, ou interprétée comme telle. Il y a un monde entre une proclamation, ou l'exposé doctrinal qui en a été fait, et la compréhension qui peut en résulter: soit une interprétation de sens à fin de s'intégrer à une nécessité qui ne soit pas seulement dogmatrice et réductrice, mais qui soit éternellement assimilable et intelligible, en s'accordant avec une certaine pénétration spirituelle. Nous reprendrons ce commentaire en 2ème partie, car il n'en sera qu'une suite logique à la 1ère analyse qui est à faire.

I Partie

Que nous accorde la naissance? Et naître à quoi, aussi naïf que semble la question: être véritablement ou exister seulement? Nous verrons qu'il y a une singulière nuance entre eux deux. Pour Platon, à la naissance, nous entrons dans le monde sensible. Le monde sensible semble qu'il est, mais pas tout à fait; car Etre n'est pas exister :l, Etre s'appauvrit dans l'existence. La naissance (que l'on nommera biologique ou  incarnation) nous sépare de l'Essence. Etre, rien que par l'idée d'être "né", nous introduisons une pensée à son sujet. En langage habituel et dans le sens commun: vivre, c'est "naître", et d'en fixer un début, qui n'est qu'un début dans le temps.

On peut déjà poser l'affirmation suivante: la "naissance" recoupe plusieurs sens, et se retrouve donc dans des plans différents. Son premier sens sera celui d'un commencement sur un plan, et comme nous avons vu que toute idée contient son opposé, qui est aussi celui d'une fin, d'une cessation. C'est effectivement le départ de notre vie "terrestre", que l'on qualifira d'existence, terme qui convient mieux pour caractériser la Vie, car l'existence se déroule dans l'espace, le temps et la causalité, alors que la Vie est bien en germe dans l'existence, mais elle n'appartient pas aux trois catégories limitatives citées. A titre d'analogie: si vous coupez un gland en deux, vous ni trouverez aucun chêne majestueux, mais vous savez qu'il est là. Le gland ne se transformera jamais en citrouille. La Vie est à l'origine une énergie informe, un champs d'énergie spirituelle informe et c'est ce champs qui va nous traverser, et passer par des limitations individuelles mentales pour constituer l'existence. Entre les deux termes, une liberté de conscience individuelle s'installera. La Vie est une source qui en coulant porterait le nom d'existence. Tout commencement a toujours une fin; voilà qui est à prendre en compte, et renverser la proposition, en disant que la fin est le commencement d'autre chose. Les deux sont synonymes et inter-changeables, constituant un cycle répétitif, comme la naissance et la mort.

Toute la difficulté de l'existence consiste à voir ce qui est  Réel et ce qui ne l'est pas; en d'autres terme, tout est réel, mais avec des degrés de réalité relatifs et fluctuants, auquel il faut ajouter que cette mouvance est justement irréelle, mais le Réel est camouflé en cet irréel. Il y a une Réalité qu'il nous faut "atteindre"ou plutôt prendre conscience, et cette Réalité se trouve là, dans notre existence, en mode mineur recrée par notre ego. Existence ou attachement à une individualité illusoire considère la Vie comme sa propriété exclusive, et qui en la particularisant s'insurge contre la Totalité (la Vie). Or, il en va tout autrement pour l'homme Eveillé, l'homme Achevé (le Sage) qui a fait se rejoindre l'existence et la Vie, ou qui a réalisé en lui-même, ce que l'on nommera une Réalité homogène, et qu'alors dans ce "mouvement" intérieur, il ne fait plus qu'un avec le Tout. Le Zen dit: que l'esclavage de l'homme réside dans son désir d'exister, ce qui fait que l'existence n'est que la crainte de la Vie, celle-ci étant vécue de façon illusoire par le mental.

CONSCIENCE ET NAISSANCE : on ne peut pas relier la Conscience d'Etre à la naissance, car Celle-la exclut tout concept et pensée à son sujet, étant extra-sensorielle et mentale Elle se suffit à Elle-même, et l'idée ne serait donc même  par là, contaminé par son intrusion. Dans la naissance, 3 niveaux s'en dégagent:1) physique, un corps se présente de plus énergétique, par le mécanisme respiratoire qui se déclanche automatiquement (sans que vous en soyez conscient); votre existence démarre avec l'inspiration, et votre existence  se termine avec l'expiration. La respiration est le facteur essentiel et fondamental de votre existence. On ne peut pas vivre sans respirer. 2) mental : l'idée, que nous sommes né, jaillit de notre esprit, et de plus, toutes nos productions mentales se claquent sur le rytme respiratoire, s'élaborent en fonction de l'alternance de celui-ci. 3) spirituel,  la respiration et la conscience doivent devenir un, pour qu'une prise de conscience se fasse et permette à l'homme de sortir de l'automatisme, et ainsi atteindre un Eveil en se dégageant du mental. En prenant attention au va-et- vient du souffle, nous acquérerons une conscience libre, l'inconscience disparaîtra: l'homme dit Céleste naîtra à ce niveau, les énergies le traversant, s'équilibreront. Ce sont bien 3 formes de naissance qui s'emboitent.

LE POIDS DE LA NAISSANCE : vous êtes "né" en tant que corps, première condition pour exister, démarcation entre la Vie et l'existence, qui est la corporéité (qui n'est qu'une idée que l'on s'en fait). Mais en outre, l'existence ne fait que surajouter d'autres "naissances" à la première considérée comme la seule identifiable. De nourrisson, nous devenons enfant,puis adolescent, adulte etc...chaque instant est une nouvelle naissance à quelque chose d'autre, une mouvance vers l'inconnu, qui nous inquiète et nous décentre, car au fond de notre être, nous aspirons à une dimension plus grande que ce jeu de naissances, avec évidemment son contraire, qui est la cessation et la mort d'un avant (naissance et mort sont intrinsèquement liés,inséparables). Une fois adulte, nous sommes mort à l'enfance etc..et chaque nouvelle naissance à un moment de notre existence relègue tous ces états dans notre mémoire. Nous portons donc en nous un poids de naissances; le mot poids (heureuses ou malheureuses) est celui qui convient, car il nous pèse et à tout bien regarder: l'existence n'est qu'un fardeau, dont justement la VIE ne peut que nous délivrer (c'est justement là tout Son Pouvoir, sa Supériorité sur l'existence insignifiante à son égard), de cette structure mentale, de passé et d'avenir (ou de naissances), et d'automatismes incontrolés.( L5)

NAITRE A LA VIE est bien la grande affaire et la Seule Naissance qui soit, hors de toute dualité, de tout devenir! Alors avec cette Unique Naissance, nous aurons reconquit notre unité, rejoint l'Unique (l'opposition n'existant plus); Nous serons chez Nous, car la Vie est SANS opposé, contrairement à l'existence. La naissance comprise par l'homme ordinaire (terrestre) n'est que le drame de l'OUBLI (de son Origine), de la confusion , de la division d'avec un Inconnu, que l'on nommera le TOUT. Nous  avons ainsi déjà vu tout l'inconfort où nous plonge cette idée d'être "né" un jour et nous entrevoyons qu'il y a une voie de Conscience à développer pour s'affranchir de cette tyrannie. Naître à la VIE est la grande question, et la Seule Naissance qui soit, hors de toute dualité. Alors là, nous aurons reconquit notre Unité, antérieure à notre soit disant "naissance", s'imposant de plus comme une Réalité évidente. Nous serons de Retour chez Nous. L'homme ordinaire est toujours en exil, car sinon pourquoi chercherait il ailleurs une consolation, une Terre à l'extérieure de lui-même, projeté vers un temps hors du Présent, comme si celui-ci ne pouvait pas totalement l'apaiser?. Cet homme doit bâtir sa maison, la nature lui sera toujours inhospitalière. Nous dirons plutôt, il doit se faire un abri pour son corps, sa maison, il la porte en lui-même; aucun besoin de bâtir sa maison, sinon de regarder en son sein pour voir qu'elle est et sera toujours là. Il lui suffira d'écarter le voile de ses pensées pour l'entrevoir.(L8)    

suite Dialogue 16